mardi 18 janvier 2011

Finir les restes

Edit du 3 oct. 2011 - Les menus de la semaine se passent désormais sur La Cuisine de Myrtille (récapitulatif chaque lundi des menus de la semaine précédente)

Je n'en ai pas fait depuis longtemps, c'est trop dur finalement. Mais je n'ai pas complètement abandonné l'idée des menus de la semaine, je l'ai transformée.

Je me suis préparée des feuilles vierges que je colle sur le frigidaire et que je remplis au fur et à mesure. Ça m'évite d'oublier les idées quand elles viennent...

cliquer sur la page pour la télécharger (imprimable format A4)

Ce n'est pas pour ça que j'ai toujours le courage de préparer ce que j'ai prévu de faire, mais ça aide. Et le mardi midi, le seul jour de la semaine où je n'ai personne d'autre que moi à faire manger, je finis les restes.

Ce midi, reste de coquillettes en salade avec un peu de mâche et du thon.


Hum, je me suis encore trompée, le mardi midi j'en ai un qui ne mange pas à la cantine, c'est le jeudi midi que je mange toute seule. Mais on finit les restes aussi quand on est à deux ! (article préparé hier soir, seule la photo est de ce midi)

Pour Virginie qui veut savoir ce qu'il y a dans nos assiettes.
(mes recettes et menus sont dans l'index "cuisine")
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lundi 17 janvier 2011

Apprendre à vivre (avec les Sims)

Je ne suis pas joueuse. Je joue plutôt avec mon ordinateur, comme Chrys, je blogue, je m'inspire, je prends des photos, je les bidouille, je découvre.

Mais les jeux vidéos, très peu pour moi. Au contraire de mes jeunes.


Eux n'hésitent pas à se passer du sacro-saint petit déjeuner, les jours sans école, pour se réserver l'ordinateur avant que je ne m'installe devant.

En ce moment, ils se passionnent de nouveau pour les aventures de leurs Sims.
Ils se demandent des nouvelles de leurs familles. Qu'est ce qui leur est arrivé ?

Parfois on entend des conversations surprenantes :
- T'inquiètes, elle va bientôt mourir.


Parce que les Sims, ça "apprend à vivre" (selon leur expression) mais on peut aussi y faire ce qu'on veut. On peut inviter un vampire à venir habiter chez soi pour se faire transformer. On peut se construire une maison de rêve avec piscine, église (véridique), dancing, etc. On peut se créer un personnage gothique.

On peut laisser un de ses personnages mourir, par exemple en l'envoyant se baigner dans une piscine sans échelle. Au bout d'un moment la faucheuse passe... L'excuse fournie : c'est trop compliqué de gérer trois personnages simultanément.

Parce que dans les Sims, on commence par se créer un ou des personnages. Puis il faut, comme dans la vraie vie, leur trouver un travail pour qu'ils aient de l'argent pour se loger, se nourrir, se distraire. Il faut s'en occuper et satisfaire leurs besoins, physiques, intellectuels, sociaux, sinon ils dépérissent.


La difficulté, c'est que le temps passe très très vite chez les Sims et si l'on ne fait pas attention, le soir arrive sans que les personnages aient mangé, ou bien ils doivent retourner travailler alors qu'ils ne se sont pas encore couchés.

Je suis sûre que je vous ai donné envie, là !
Moi ce que j'aime, c'est voir mes trois loustics se réunir devant l'ordinateur et jouer ensemble, s'intéresser à la même chose.

► Ce lundi chez Chrys et chez Zaza : Jeux d'enfant, jeux de chiffres, jeux de lettres, jeux de mots, jeux de mains, jeux de vilains, jeux de société, jeux en ligne, jeux de hasard, jeux coquins, jeux d'hier ou de demain... Jouons ensemble.!


Chaque lundi, un nouveau rendez-vous, un thème.
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Jamais sans mon petit déjeuner !

S'il y a une chose dont je suis fière, c'est d'avoir convaincu mes enfants que le petit déjeuner était un moment incontournable de la journée. Je suis sûre que vous savez que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée !
En théorie il devrait même apporter 25% des apports énergétiques de la journée.

Comme il est hors de question pour moi de sortir de la maison sans avoir petit déjeuné, les enfants font pareil. Je déjeune toujours avec eux, les matins d'école, et, si le frigidaire est parfois vide, il y a toujours de quoi petit déjeuner.

Et comme chacun a son jus de fruit et ses céréales préférées, les courses pour le petit déjeuner sont impressionnantes...


Après, petit déjeuner équilibré ou non, c'est une autre histoire, ce qui est important c'est d'en prendre l'habitude, même si le petit déjeuner (des enfants) est plus aléatoire pendant les jours de vacances, mercredis et week-end.
En temps normal, c'est petit déjeuner dans la cuisine avec les enfants. Elle est petite mais c'est le plus pratique. Et peut-être un jour aurons-nous une grande cuisine lumineuse... comme la cuisine américaine de cette maison que nous avions louée en Californie il y a quelques années !


Avez-vous deviné ce que je prends au petit déjeuner ?
D'autres idées chez Virginie.
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dimanche 16 janvier 2011

Le Tonneau de la Haine - Charles Baudelaire

Nouvelle pioche dans mon petit carnet pour un dimanche poétique avec Baudelaire cette fois-ci. Le choix est limité, je n'avais recopié à cette époque que des poèmes de Baudelaire et d'Apollinaire... et puis j'avais abandonné, ou choisi un autre carnet je ne me souviens plus.

Il n'y a pas de message, c'est juste pour la beauté du texte.


Le Tonneau de la Haine

La Haine est le tonneau des pâles Danaïdes ;
La Vengeance éperdue aux bras rouges et forts
A beau précipiter dans ses ténèbres vides
De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts,

Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps.

La Haine est un ivrogne au fond d'une taverne,
Qui sent toujours la soif naître de la liqueur
Et se multiplier comme l'hydre de Lerne.

- Mais les buveurs heureux connaissent leur vainqueur,
Et la Haine est vouée à ce sort lamentable
De ne pouvoir jamais s'endormir sous la table.

Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Les Fleurs du mal, Spleen et idéal - 1857


► Rendez-vous chez Bookworm pour d'autres dimanches poétiques.
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samedi 15 janvier 2011

Eon et le douxième dragon - Alison Goodman

Dernière lecture entreprise dans le cadre du prix Mauprat des romans pour adolescents.

A priori le livre qui me tentait le moins dans la sélection et pourtant un véritable coup de cœur ♥♥♥

D'ailleurs partagé par mes fils de 15 et 9 ans.
Surtout le 1er qui l'a dévoré, avec le 2ème c'était lecture avant le couchage et le livre est quand même un peu gros (525 pages) ...

L'histoire : Eon a 12 ans et se prépare depuis 4 ans, en compagnie de 11 autres garçons du même âge, en espérant être choisi comme apprenti par le Dragon Rat lors de la cérémonie du lendemain. Mais Eon est physiquement handicapé et doit garder un secret (que l'on découvre dès les premières pages) qui mettrait sa vie en danger s'il était révélé.

Extraits :
(p. 14) "Les femmes sont exclues du monde de la Magie du dragon. On prétend qu'elles ne font que corrompre cet art, qu'elles n'ont pas la force physique ni la fermeté de caractère nécessaire pour communier avec un dragon énergétique. On estime également que le regard féminin, trop porté à se contempler soi-même, ne peut voir la réalité du monde de l'énergie."

(p. 37) "Notre petite maisonnée se divisait en deux clans : ceux qui croyaient qu'un estropié pouvait devenir un Œil du dragon, et ceux qui étaient d'opinion contraire. Tous les gens au service de mon maître savait que sa fortune était presque épuisée. Il n'aurait pas les moyens d'entraîner un autre candidat."

A la surprise générale, Eon n'est pas choisi par le dragon ascendant, le dragon Rat, mais par le dragon Miroir disparu depuis 500 ans et devant lequel s'inclinent les autres dragons. Il se retrouve brutalement propulsé, du rang d'esclave à celui de l'un des plus hauts dignitaires de cette cour impériale.

Malgré des pouvoirs supérieurs, comme la capacité de voir tous les dragons, Eon doit apprendre sans l'aide d'un maître à maîtriser sa relation avec le dragon et se retrouve pris dans des conflits de pouvoir.

Eon est paru dans chez plusieurs éditeurs.
Les 4èmes de couverture résument finalement assez bien le livre.

- chez La Table Ronde :
"Depuis des années, Eon, douze ans, s’entraîne au maniement de l’épée et étudie l’astrologie pour devenir Œil du Dragon : son voeu le plus cher est de devenir l’apprenti d’un des douze Dragons qui gouvernent l’énergie présente en toute chose. Mais Eon possède un terrible secret : en réalité, il s’appelle Eona. Cette fille de seize ans a résolu d’apparaître sous les traits d’un garçon parce que la Magie du Dragon est strictement interdite au sexe feminin. Si l’on découvre sa véritable identité, elle mourra. Voici que le secret d’Eon est sur le point d’être percé à jour. Dès lors, elle et ses alliés encourent de graves dangers. C’est le début d’un combat sans merci pour le trône impérial. Eon est condamnée à trouver l’énergie et la force de combattre ceux qui veulent s’emparer de ses pouvoirs... et de sa vie."

- chez Gallimard Jeunesse :
"Au cœur d'une Chine impériale mythique, Eon s'entraîne avec d'autres jeunes garçons pour être choisi comme apprenti par l'un des douze dragons qui protègent le pays. Mais il porte un dangereux secret.
Dans ce monde plein de fausses identités, d'alliances incertaines mais aussi d'amitiés loyales, Eon est en grand péril."

Il va malheureusement falloir attendre pour lire la suite, qui ne sort qu'en avril 2011 (en anglais).

Couvertures USA - Australia - UK (source : site auteur)

Lu dans le cadre du Prix Mauprat des romans pour adolescents (5 sur 5)

L'avis des autres membres du jury : Hérisson ; Ptite souris ; Théoma ; 
et aussi ceux de Tiphanya sur Chroniques de la rentrée littéraire ; Fashion ; Chiffonnette ; Karine ; Lael ;


(d'autres lectures dans l'index "livres pour ados")
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vendredi 14 janvier 2011

Dormir - Projet photo 52 (semaine #2)

Parce que tout le monde n'a pas la chance de dormir dans un lit, après longue réflexion, j'ai décidé de choisir une photo qui à mon avis n'est techniquement pas très bonne mais qui m'a paru la plus intéressante.


Photo prise la nuit sans flash et sans zoom, quand la ville est encore endormie, légèrement recadrée pour serrer un peu plus le vrai sujet de la photo, le clochard qui dort sur le pas de la porte de la boutique.

J'aurais pu recadrer plus serré mais j'aime bien la perspective de la rue déserte, avec l'éclairage du lampadaire dans le champ de la photo.

Compte-tenu du matériel photo utilisé, un compact Fujifilm en mode automatique, je trouve le résultat plutôt satisfaisant et la photo étonnamment nette (prise sans trépied, avec l'appareil simplement calé sur le rebord de la fenêtre).

Données techniques :
Temps d’exposition 1/6 s, ouverture f/2.8, longueur de la focale 8mm, ISO 800

Variante, que j'aime moins finalement, et où on ne voit pas plus le dormeur qui est dans l'ombre. Difficile de cadrer très serré dans ces conditions d'éclairage.


J'ai hésité aussi avec des photos de la chambre de la miss le matin, quand le doudou - officiellement abandonné depuis longtemps - traîne sous l'oreiller...

(le doudou c'est le truc vert et rouge, un ancien cactus avec une armature,
qui dansait en chantant quand on tapait dans les mains)

Impossible à prendre au flash sans écraser la photo et les couleurs.
Pas terrible sans flash, avec seulement la lumière de la lampe de chevet.

Légèrement mieux avec un peu "d'éclairage omnidirectionnel" dans Photoshop.


S'il n'avait pas fallu une photo de la semaine, j'aurais choisi mon fond d'écran du mois de juin 2010, avec le dormeur du lac du bois de Boulogne.


Ou cette photo, prise au flash avec un authentique argentique et scannée.
Mignon, non ? On les couche chacun dans leur lit, on les retrouve ensemble.

(6 et 3 ans à l'époque)

On retrouve mes photos du "projet 52" sur mon mini-blog photos tumblr et aussi sur Picasa Web et sur Flickr (j'ai fini par comprendre).

Thème de la semaine #2 : Dormir
► Edit du 17/01/2011 - récapitulatif de la semaine : ICI

Projet photo 52 : Explications et conseils

► Les explications de la semaine :
L'ouverture de la lentille (nombre f et triangle d'exposition)
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mercredi 12 janvier 2011

Les vampires de Londres - Fabrice Colin

Londres, 1888 - Amber et Luna, 16 et 15 ans, se réveillent enterrées au fond d'un cercueil dont elles n'ont, curieusement, aucun mal à s'extraire.

Ne sachant ni où elles sont, ni comment elles s'y sont retrouvées, elles se découvrent de nouvelles capacités aussi étranges qu'effrayantes.

Leur maison a brûlé, leur belle-mère a mystérieusement disparu et les vampires sévissent à Londres.

Livrées à elles-mêmes, les deux sœurs ne savent à qui se fier.
Peuvent-elles faire confiance à Sherlock Holmes, au docteur Watson et aux mystérieux Invisibles qui les prennent en charge ? Doivent-elles lutter avec eux contre les vampires, et sauver la Couronne ?

Qui est Abraham Stoker, qui prétend les aider aussi ?
Les sœurs Wilcox réussiront-elles à échapper aux dangers qui les menacent ?

Une lecture agréable et facile, dans un contexte qui change et où l'on croise avec plaisir les héros de roman que sont Holmes, Watson et Dracula, mais aussi Jack l'éventreur ainsi qu'Abraham Stoker lui-même, le créateur du personnage littéraire de Dracula (je le découvre...)

Il faudra néanmoins attendre la suite pour apprendre - peut-être - ce qui est arrivé au père d'Ambre et de Luna, comment elles sont devenues vampires et surtout qui sont leurs adversaires.

Extrait (p. 234) :
"- Je sais qui est Jack l'Eventreur, répéta la jeune fille pour la troisième fois avec un soupçon d'impatience. C'est un vampire qui s'appelle Ambrose et qui habite le Royal Hospital de Chelsea. Certains Drakul sont au courant, mais pas tous, car Ambrose est capable de dissimuler son aura grâce à une potion que lui fournissent des chimistes de la Golde Dawn. C'est pourquoi, je suppose, ni Luna ni moi ne l'avons jamais vu.
Le sourire que s'était composé Lord Salisbury s'effaça rapidement de son visage.
- Qui t'a raconté tout cela, ma jolie ?
- Personne, je l'ai entendu au Lyceum avant hier-soir, cachée sous la banquette d'une loge privée. Je peux vous montrer où, si vous voulez.
James Blackwood se racla la gorge.
- J'imagine, Amber, que le moment est venu de nous faire partager ton histoire dans sa version intégrale.
La jeune fille hésita, puis croisa le regard de Sherlock Holmes, qui l'encouragea d'un clin d'œil. Sous la table, elle serrait la main de sa sœur.
- Je dois remonter au premier soir, commença-t-elle : celui où nous sommes sorties du cimetière. Luna et moi avons rencontré un homme étrange. Son nom n'a pas la moindre importance.
Les autres ne disaient rien. Elle poursuivit.
-J'ai revu cet homme, bien sûr. [...]
Elle leur raconta Hyde Park. Elle leur raconta la petite fée verte et les Nosferatu, elle leur raconta la représentation de MacBeth et la dispute finale dans la maison d'Abraham - tout en se gardant de prononcer le nom de ce dernier ou de divulguer le moindre indice pouvant mener à son identification.
Lorsqu'elle eut terminé, [...] ce fut finalement Monro, le chef de Scotland Yard, qui se décida à rompre le silence :
- Mon enfant, si ce que tu dis est vrai, et le ciel nous protège, tu as rendu à cette ville le plus précieux des services."

Fabrice Colin , Les étranges soeurs Wilcox - T1 Les vampires de Londres
Gallimard jeunesse, 2009 (13,50€)

Le 2ème tome est sorti en mai 2010, le 3ème - et dernier ? - en février 2011.


Merci à Alapage pour ce livre jeunesse lu dans le cadre du Prix Mauprat des romans pour adolescents (4 sur 5)

L'avis des autres membres du jury :
Hérisson ; Elisabeth ; Edelwe ; P'tite Souris ; Jérôme ; Agnès ; Charlotte Charles ; George ; Audrey ; Del G. ; Choco ;


(d'autres lectures dans l'index "livres pour ados")

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